Attentif par Nature

Laisser germer votre attention intérieure

Inhiber les comportements réflexes pour un contrôle de l’attention.

Il est normal que notre attention paraisse volatile par moments, car elle est régulièrement sollicitée ou troublée par des perturbateurs extérieurs et intérieurs à soi.
Dans un groupe, au sein d’une classe, il est parfois difficile d’agir sur les agents distractifs extérieurs, mais la pratique des exercices de développement de l’attention aide les élèves à les bloquer, les dépasser, à inhiber leurs réflexes et à devenir maîtres de leur attention.
Au-delà des éléments perturbateurs extérieurs, il existe aussi un parasitage interne de l’attention notamment lié aux pensées fugaces. Il est donc important de se rendre compte que notre esprit s’est détaché vers d’autres pensées et d’être en capacité de le ramener à ce que nous sommes en train de faire ou de vivre. Les exercices amènent les enfants à prendre conscience de ce phénomène par l’observation des images mentales ou des dialogues internes qui les traversent.
Avec la pratique, les enfants prennent l’habitude d’identifier la présence de perturbateurs internes et externes comme tels. Ils deviennent alors maîtres de leur attention, capables de la cibler, de lui donner plus ou moins d’intensité, mais aussi de gérer les distracteurs sans se laisser envahir.


Le découpage en points d’attention

Les exercices de la mallette sont autant de séances conçues pour permettre aux enfants de cheminer par étapes d’une attention dirigée sur chacun de leurs sens indépendamment jusqu’à une attention globale dirigée à la fois sur le monde extérieur et leur monde intérieur. Certaines activités demandent d’être attentif à son ouïe pour la consigne, à son geste graphique pour le tracé, à ses pensées pour la création ou à ses émotions. Etre attentif est donc une tâche complexe qu’il convient de fractionner pour une plus grande accessibilité aux enfants.
Le choix qui est fait dans cette approche est de distinguer les points d’attention internes ( nos pensées, nos émotions ) des points d’attentions externes ( nos interactions avec l’environnement à travers nos sens et nos mouvements ). Ceux ci devront donc être bien identifiés en préambule de chaque exercice afin de focaliser l’attention des enfants sur des cibles concrètes et précises, leur permettant de devenir alors observateurs et acteurs de leurs propres centres d’attention.
Ils mesurent à la fois la répartition de leurs points d’attention ( l’ouïe, la gestuelle, la mémoire etc.) et le niveau d’intensité attentionnelle à attribuer à chacun d’eux. Ce travail demande une souplesse cognitive et permet aux enfants d’être en capacité de choisir, d’organiser et de pondérer leurs différents points d’attention face aux situations d’apprentissage rencontrées dans leur vie quotidienne. Ils peuvent ainsi être plus efficaces sur les tâches attentionnelles à dimensions multiples qui leur sont données.